On nous demande souvent comment se passe un projet de boutique en ligne, concrètement. Le plus simple est de le montrer sur un cas. Le client : maison-melitsa.com, marque française qui vend en France la verrerie beldi, la vannerie et l’art de la table fabriqués par des artisans marocains. Sa fondatrice voulait une boutique plus visible et qu’elle puisse faire vivre seule.
1. Un audit avant la moindre maquette
La marque avait déjà une boutique sous WordPress et WooCommerce. Avant de proposer quoi que ce soit, nous l’avons auditée, le 1er août 2026. Le constat : des extensions à jour, une configuration à reprendre, et une visibilité presque nulle, sans meta description ni données structurées. Ce diagnostic a décidé de la suite : repartir sur une base neuve plutôt que corriger page par page.
Un audit sert aussi à dire ce qui va bien. Le logiciel était tenu proprement, et nous l’avons écrit tel quel dans le rapport.
2. Construire à côté, basculer ensuite
La nouvelle boutique a été montée sur une adresse de préproduction pendant que l’ancienne continuait de tourner. Le domaine a basculé le 8 août 2026. L’adresse de préproduction redirige maintenant vers le vrai domaine par une redirection 301, pour ne laisser aucun doublon.
Une erreur à éviter, constatée après coup : pendant la transition, Google a gardé en mémoire quelques anciennes pages d’attente. Elles répondent aujourd’hui en 404 et quittent l’index petit à petit. Depuis, sur chaque projet, une page d’attente est exclue de l’indexation dès le premier jour.
3. Livrer par lots courts
Au lieu d’une grande livraison finale, la boutique a avancé par petites mises en ligne, chacune vérifiée seule :
- 16 août transporteur choisi produit par produit (Mondial Relay ou GLS) et bon d’expédition imprimable.
- 5 septembre les modifications faites dans l’éditeur sont intégrées au HTML que lisent les moteurs de recherche.
- 10 septembre Search Console vérifiée, plan du site soumis, Bing Webmaster Tools et IndexNow branchés.
- 12 septembre option de livraison Île-de-France à 10 €, activable sur chaque produit.
- 16 septembre éditeur de produits complété (stock, coloris, photo par variante) et flux Google Shopping étendu aux nouveaux produits.
- 24 septembre propriété Google Analytics 4 et compte Merchant Center ouverts au nom de la marque.
Chaque lot part d’une demande précise de la fondatrice ou d’un défaut repéré. Comme il sort seul, on sait exactement quoi regarder si quelque chose casse.
4. Tester comme une cliente, pas comme un développeur
Un test qui passe sur notre machine ne prouve pas grand-chose. Pour le paiement, nous avons créé une vraie session Stripe depuis le panier en ligne et contrôlé la page de paiement. Pour la livraison, nous avons essayé de tricher en envoyant un mode moins cher que celui autorisé : le serveur a corrigé le montant. Pour l’éditeur, les essais se sont faits dans le navigateur de la fondatrice, sur un produit de test, sur ordinateur puis sur mobile.
5. Rendre la main
Le but est que la boutique vive sans nous. La fondatrice ajoute elle-même produits, catégories et articles de journal. Quand elle a voulu que ses nouvelles fiches ressemblent aux anciennes, avec le même encadré sur l’histoire de la pièce et les mêmes produits liés, nous n’avons pas créé un second modèle : nous avons réutilisé les composants existants. Chaque produit ajouté hérite donc du même rendu, sans retouche.
Le résultat se lit dans le ton du site, qui parle d’abord des ateliers. Le récit de la fabrication est sur la page savoir-faire de la marque.
Et pour une boutique au Maroc ?
Le même déroulé vaut pour un projet marocain : audit, préproduction, lots courts, tests réels. Ce qui change, ce sont les briques locales, comme le paiement par carte via CMI ou un transporteur national. Voyez notre page e-commerce à Casablanca, la création de boutique en ligne et le référencement SEO. La version arabe de cette étude traite d’un autre sujet, la vitesse et la technique du site.
Fiche du projet
- Client
- Maison Mélitsa, art de la table et décoration marocaine
- Clientes
- France métropolitaine
- Calendrier
- Audit le 1er août 2026, bascule le 8 août, lots jusqu’au 24 septembre
- Technologies
- Next.js, PHP, Stripe, Mondial Relay, GLS