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Pour vendre en ligne de façon régulière, il faut une existence légale : le statut d’auto-entrepreneur pour démarrer seul avec un chiffre d’affaires plafonné, ou une société (souvent une SARL) quand l’activité grandit ou que vous êtes plusieurs. Ce statut vous donne un ICE, nécessaire pour facturer, signer avec un transporteur ou obtenir le paiement par carte. Validez le choix avec un comptable.
L’inscription se fait en ligne et la fiscalité est simplifiée, avec des plafonds de chiffre d’affaires qui dépendent de l’activité. C’est un bon statut pour lancer une petite boutique, vérifier que le produit se vend et facturer proprement dès les premières commandes.
Dès que vous embauchez, que vous approchez des plafonds, ou que vous voulez séparer vos biens personnels de l’activité, la société devient plus adaptée. Elle rassure aussi certains partenaires, banques et fournisseurs. Le passage se prépare à l’avance avec votre comptable.
Quel que soit le statut, le site doit dire qui vend : nom ou raison sociale, ICE, adresse, contact. Ajoutez des conditions générales de vente, une politique de retour et une politique de confidentialité conforme à la loi 09-08. Ce sont aussi les pages que la banque vérifie avant d’activer le paiement en ligne.
Prenons une créatrice de caftans à Rabat qui vend d’abord sur Instagram. Elle s’inscrit comme auto-entrepreneur, obtient son ICE, ouvre un compte bancaire dédié et lance une petite boutique avec paiement à la livraison. Quand les commandes de l’étranger arrivent, elle demande à sa banque le paiement en ligne. Le jour où elle embauche une couturière, elle revoit la question du statut avec son comptable.